Le 14 avril dernier, les Italiens offraient à Silvio Berlusconi un troisième mandat à la présidence du Conseil italien lors d’élections législatives anticipées, élections qui faisaient suite à la démission de Romano Prodi en janvier. La réélection du Cavaliere à la tête de l’État italien devrait faire les choux gras de Nicolas Sarkozy tant ses intérêts coïncident avec ceux du play-boy italien. “La première chose que je ferai après le vote sera d’appeler Sarkozy car j’ai été le premier qu’il a appelé après son élection“, avait dit le chef de la droite italienne avant sa victoire aux législatives. Le fait que les deux hommes d’États se connaissent depuis longtemps est loin d’être fortuit. Des connivences idéologiques aux considérations stratégiques communes, en passant par une approche similaire très « show-business » de la politique politicienne, inutile de vous cacher que le couple Berlusconi/Sarkozy devrait filer le parfait amour d’ici quelques mois. C’est d’ailleurs très probablement lors de la PFUE (Présidence française de l’Union Européenne) que Sarkozy déclarera sa flamme au milliardaire italien.

 

Il faut dire que les deux tourtereaux ont beaucoup de traits en commun. Sur le plan idéologique, ces deux chantres du libéralisme partagent la même admiration pour le modèle économique américain qu’ils voudraient bien voir implanter dans leur propre pays respectif. Cette vénération quasi béate pour les États-Unis se manifeste également dans leur stratégie politico-militaire. L’atlantisme affiché des deux hommes d’affaires n’est plus un secret pour personnes. Si l’un a combattu dès 2003 aux côtés de Washington lors de l’invasion américaine en Irak, l’autre vient tout juste de formuler le souhait de réintégrer l’OTAN et de dépêcher un bataillon de militaires pour renforcer l’effort tactique en Afghanistan. Enfin, dans un autre ordre d’idées, la hausse constante du nombre d’immigrés clandestins en Europe représente une menace tangible pour la sécurité intérieure des pays riverains de la Méditerranée tels la France ou l’Italie. Des préoccupations partagées sur le plan sécuritaire pourraient favoriser la mise en œuvre du projet d’Union de la Méditerranée prônée par Sarkozy. Dans cette optique, Sarkozy se lancera dans une véritable offensive de séduction dans le but de courtiser son homologue italien… Il y aura de l’amour et de la rumba dans l’air pour les deux chefs d’États. Mais… leur smoking sera-t-il vraiment de travers ? 



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